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Traces

Ce blog se veut dédié à l'art sous toutes ses formes, ce qui me touche, ce et ceux que j'apprécie.
Simple dans sa forme, sans texte bien souvent. Je vous conseille de regarder les liens placés dans les articles pour plus de précisions concernant les artistes.
Sur ce blog, je ne réponds pas aux commentaires mais si vous me laissez une petite trace de votre passage, je viendrai à mon tour vous découvrir avec plaisir.
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Il neige sur les montagnes bleues
en silence
Un silence
qui cache un grand bouleversement...
Le vent fou enchaîne les clés de la parole
Les hommes se côtoient sans se voir
et parlent fort pour se repérer dans l'obscurité...
Ne retrouvent leur chemin dans la neige
que ceux qui ont écouté
Ne retrouvent la mémoire
que ceux qui ont conscience de l'avoir perdue...
Un peu comme si c'était à la Nature
de sortir l'homme de son mutisme.


fmr

Par fmr - Publié dans : mur de grimpe - Communauté : Sur les murs
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Les constestataires montrent souvent leurs fesses, c'est un fait.

 
                                                                                                Ils ne sont pas des moutons, non.
Par fmr - Publié dans : Droit dans le mur - Communauté : Sur les murs
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Par fmr - Publié dans : Les tagueurs de murs - Communauté : Sur les murs
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Par fmr - Publié dans : Affiches sur les murs - Communauté : Sur les murs
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Voici vingt ans que le mur de Berlin nous manque. C’est pourquoi nous multiplions ses avatars matériels dans le monde au moyen de barricades élevées entre Israël et la Palestine ou les Etats-Unis et le Mexique, l’Inde ou le Bangladesh ou l’Arabie saoudite et le Yémen, et même à l’intérieur de nombreux pays entre les propriétés privées et les domaines publics. Et c’est peut-être aussi pourquoi nous multiplions ses avatars immatériels dans le corps même de nos sociétés modernes au moyen de ségrégations invisibles entre les riches et les pauvres ou les adultes et les jeunes, ou ceux qui travaillent en l’honneur du modèle économique dominant et ceux qui se battent contre lui.

La chute du mur a clos un récit.

Pendant vingt-huit ans, l’occident s’était contraint à rêver le verso d’une palissade pour le peupler de créatures supposées et nourrir son imaginaire de ce dépeuplement. Et pendant vingt-huit ans, l’Est aussi s’y était contraint, rêvant dans l’autre sens un royaume peuplé de créatures supposées et nourrissant son imaginaire de ce peuplement. Le mur offrait un prétexte au songe qui travaille incessamment les humains. Puis il disparut. Au règne de la séparation qu’il avait institué de façons cruelle a succédé, dès novembre 1989, le second règne d’un consensus anonyme et fluide imprégné d’euphorie. Les dogmes de l’argent, de la vitesse et du bien-être ont transcendé la ligne frontière ancienne pour se répandre plus fort.

A l’échelle collective, les injustices et les tourments sont devenus plus difficiles à percevoir. Ils ont perdu dans notre esprit cette vertu d’évidence constamment réactivée par l’existence du puissant symbole au cœur de l’Allemagne. Aujourd’hui le visage de nos congénères a quitté notre écran mental comme s’il avait été liquéfié. Or quand les humains ne savent plus qui ils sont ni où ils se trouvent, ils établissent de nouveaux points de repère qui leur permettent d’entretenir leur sentiment d’identité collective.

Quand est tombé l’emblème de Berlin qui désignait aux populations occidentales l’irréductible altérité de l’Est, ces mêmes populations ont donc rapatrié l’équivalent de cet Est dans leur propres marges et dans leurs propres tréfonds. C’est ainsi que le mur historique de naguère s’est survécu dans l’érection d’innombrables murs édifiés sans le moindre caillou ni le moindre béton, qui zigzaguent dans le paysage de nos communautés urbaines en dissociant ces dernières de fragments en fragments repliés sur eux-mêmes comme à la guerre.

Dans cette version-ci des choses, vous n’apercevrez aucun mirador armé mais des seuils invincibles de richesse ou de privilèges, aucun barbelé mais des lignes de fatalité qui rejettent les gens de peu dans le rien, et nul fusil de Vopos mais l’ardeur des gardiens qui s’activent partout au service de la surveillance et de la sélection hiérarchique. C’est dans ce genre de procédures qu’elle s’enracine en secret, l’obscénité consistant à saluer ces jours-ci la chute du mur de Berlin comme s’il s’était agi d’une action libérant les humains.

Elle en a libéré des millions, bien sûr, quelle merveille et quel miracle, mais elle a surtout libéré les moyens d’en asservir et d’en capturer des centaines de millions supplémentaires d’une façon différente, subtile et subreptice, sans même qu’ils s’en rendent compte et sans même qu’ils en souffrent encore à ce stade. Il n’y a plus d’Ouest et d’Est qui s’affrontent au milieu de l’Europe, mais nous voici tous devenus de petits Ouest en présence de notre voisin de travail ou de palier aussitôt perçu comme un Est- les uns et les autres séparés par le mur de notre géopolitique intime, sous l’égide de la guerre froide et chaude qui façonne la quotidienneté moderne.

Cristophe Gallaz – journaliste et écrivain

Par fmr - Publié dans : Murs de mémoire - Communauté : Sur les murs
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Par fmr - Publié dans : Murs de mémoire - Communauté : Sur les murs
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Un vieil homme sur une chaise au pied d'un mur qui s'écroule, un violoncelle et les premières notes d'une suite de Bach qui s'élèvent dans l'air froid... Il y a 20 ans, le 11 novembre 1989, Mstislav Rostropovitch entrait dans l'Histoire en jouant au pied du mur de Berlin.

"J'ai dit aux quelques spectateurs qui se rassemblaient: c'est aujourd'hui un jour heureux, car le Mur est tombé. Mais beaucoup de gens sont morts à cause de ce mur. Je joue aussi en leur mémoire", racontait le violoncelliste et chef d'orchestre russe, en 2004 au journal allemand Der Tagesspiegel.

C'est dans son appartement parisien que Rostropovitch apprend que le Mur de Berlin vient de commencer à tomber, le 9 novembre 1989. Averti par un coup de téléphone, il allume la télévision.

"Je n'y ai pas cru, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une fiction", avait assuré dans le même entretien le virtuose russe, exilé à l'Ouest depuis 1974.

Sollicitant un riche industriel français de ses amis, il emprunte son avion privé et arrive à Berlin le 11 novembre 1989. Il hèle un taxi et se retrouve à "Checkpoint Charlie", au pied du Mur, avec son inséparable Stradivarius.

Un jeune homme le reconnaît et lui apporte une chaise. Le virtuose, alors âgé de 62 ans, commence à jouer une suite pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach, "le seul choix possible à ce moment-là" selon lui.

Les images feront le tour du monde.

"Ce concert a été l'un des plus beaux moments de ma vie", avait dit le musicien au Tagesspiegel. Dans une autre interview au même journal, en 1999, il avait assuré: "Ce Mur était comme une déchirure dans mon coeur."
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Par fmr - Publié dans : Murs de mémoire - Communauté : Sur les murs
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